Est-il permis de rêver ?

« Souvent, dans la société occidentale, le rêve est relégué au rang des chimères et des fantasmes. Il est suspect. "Tu es un rêveur" signifie souvent que "tu n’as pas les pieds sur terre", voire que tu as tendance à planer "grave" ! Certes, il est vrai que confondre rêve et réalité relève de la pathologie. Cependant, par exemple dans la culture africaine, le rêve a une fonction sacrée. Il est relié au réel. Ce dont je rêve, c’est ce qui va m’arriver dans la journée ou prochainement. C’est aussi pourquoi il est tellement entouré de peurs et de rites magiques. Dans le même sens, dans la Bible, le rêve est un des premiers degrés de la prophétie. Les psychanalystes à la suite de Freud ont vu dans les rêves des messages de l’inconscient venus en surface… à décrypter.

Dès lors, rêver est-il permis ? Le rêve aurait-il une vertu pour moi ? Serait-il un message à décrypter ou plutôt une chance donnée pour m’orienter, pour changer, pour évoluer ?

Accepter de rêver (à nouveau), c’est un beau défi. Rêver, c’est se donner des permissions nouvelles pour oser dans la vie, être créatif, faire de nouvelles choses, changer sa vie, etc. « Rien de grand ne se fait sans passion », disait Hegel ; on pourrait plagier cette phrase en disant que « rien de grand ne se fait sans rêve ». Rêver lève des interdits, des injonctions limitantes et confèrent de la permission. Cela ouvre donc de nouveaux possibles. […]

Autorisons-nous à rêver un peu pour mieux agir demain ! »

 

Extrait du livre de Frédéric Haumonté, Réenchanter sa vie grâce au coaching, Arsis 2007.

À commander chez l’auteur au prix de 14€ + 2,30€ de port = 16,30€ ; paiement à réception du livre : cliquer ici.